BIJOUX DE BRAQUE

En 1960 se produit un événement capital qui détermina Georges Braque à réaliser des œuvres en trois dimensions. Christian Zervos, Expert de Picasso, préparait un livre sur les « nouvelles sculptures et plaques gravées » de Georges Braque. Elles étaient au nombre de 33 alors que Picasso avait réalisé plus de 800 sculptures. Braque, inventeur du cubisme, prit alors conscience de n’avoir exécuté que très peu d’œuvres sculptées et ressentit le désir de créer des œuvres en relief.

 

LA RENCONTRE DE GEORGES BRAQUE AVEC HEGER DE LOEWENFELD

Georges Braque, à l’occasion d’une rencontre avec le lapidaire et sculpteur Heger de Loewenfeld, initia le projet des sculptures précieuses. Le Maître suggérait et élaborait les gouaches maquettes qui devaient ensuite être transposées en bijoux ou sculptures précieuses par Heger de Loewenfeld.

L'INTERVENTION D'ANDRÉ MALRAUX

En septembre 1962, intervint André Malraux, alors omnipotent ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles, qui s’extasia devant les bijoux qui lui furent présentés par Heger de Loewenfeld. Selon ses mots, il s’agissait de « L’apothéose de Braque ».
Homme de toutes les avant-gardes, Le ministre permis la tenue de l’exposition des « Bijoux de Braque » au Musée des arts décoratifs de Paris en 1963. L’état Français acquit 11 pièces, encore exposées aujourd’hui dans la salle des bijoux du musée.

 

LE DESTIN DES BIJOUX DE BRAQUE - LA TRANSMISSION À ARMAND ISRAËL

Depuis l’exposition de 1963 au Palais du Louvre, la collection « Métamorphoses » réalisée par Georges Braque et Heger de Loewenfeld a été présentée dans 200 expositions organisées dans les plus grands musées et galeries.
Heger de Loewenfeld s’entoure dès les années 70 d’Armand Israël, qui travaillera auprès de lui à la défense et à la promotion du projet, prenant peu à peu le contrôle des éditions. Peu avant sa mort, le lapidaire désigne naturellement Armand Israël comme héritier des droits moraux et patrimoniaux sur les Bijoux de Braque. M. Israël devient également à cette occasion le conservateur du musée Georges Braque dédié à cette partie de l’œuvre du maître.

Georges Braque et Heger de Loewenfeld

Catalogue de l'exposition des Bijoux de Braque

au musée des Arts Décoratifs de Paris, 1963

DES GOUACHES AUX BIJOUX

Lors des deux années fondatrices du projet des Bijoux de Braque, le Maître suggérait et élaborait les gouaches maquettes qui furent ensuite transposées en bijoux ou sculptures précieuses par Heger de Loewenfeld.
Lorsque le bijou était prêt, Heger de Loewenfeld le présentait à Georges Braque, qui apposait sa signature sur la gouache sous la mention «Bon pour signature de la pièce» avec autorisation de reproduire.
Furent réalisées environ 100 gouaches, répertoriées dans le livre «Les métamorphoses de Braque» de Heger de Loewenfeld et Raphaël de Cuttoli. Armand Israel conserve encore à ce jour une soixantaine de ces dessins fondateurs des Bijoux de Braque.
Ces gouaches représentent l’ADN du projet, et sont à la base de toutes les œuvres des métamorphoses réalisées depuis 1963.

Georges Braque, Alcyone

Gouache maquette, 1962

Georges Braque, Alcyone

Collier en or et diamants

Georges Braque, Areion

Gouache maquette, 1962

Georges Braque, Areion

Broche en or et émail

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